La parole aux Voisins – Anne Damesin

Publié le Publié dans Art et création, Au quotidien, Les voisins, Non classé

Cette semaine, nous donnons la parole à Anne Damesin, artiste plasticienne qui possède son atelier de travail aux Grands Voisins.

 

 

Que faites-vous aux Grands Voisins ? 

Je suis artiste plasticienne. J’ai donc mon atelier de travail aux Grands Voisins, c’est là où je produis mes oeuvres.

J’ouvre mon atelier une fois par mois dans le cadre des rencontres que j’organise entre des artiste et des amateurs d’art contemporain. Et, bien sûr,  j’ouvre mon atelier lors des événements Grands Voisins.

 

Comment contribuez-vous à la dynamique collective ? 

Je participe à la dynamique collective à double titre.

En tant qu’artiste, je me suis investie en participant et/ou en organisant des expositions dans la galerie des Arts Voisins de la saison 1. J’ai réalisé des installations extérieures, soit seule soit avec le collectif les 2 dés. Ces installations participent à la symbolique des lieux : la « passerelle des possibles » ou le pont suspendu de 35 mètres entre Pinard et Lelong, « la tête dans les nuages » au-dessus de l’ancien poulailler ou encore le « jardin des fleurs artificielles » dans le jardin CED/Petit. Actuellement, j’expose une installation à l’Annexe derrière la Lingerie, qui s’appelle « la ville invisible » et qui questionne sur les fonctions de la ville, ce qui relève de l’intime et du collectif.

Ce sont aussi des collaborations abouties ou à développer encore. Avec Valérie de The Demeure, nous avons co-réalisé des rideaux et coussins pour embellir un module du camping Yes We Camp. Avec Guillaume Tar, nous avons créé des objets d’art qui sont vendus à la Ressourcerie Créative. Avec le collectif les 2 dés, nous cherchons le financement d’une collection d’accessoires réalisés à partir d’une bâche artistique que nous avons créée et manufacturée par des résident.e.s couturier.e.s en collaboration avec la Conciergerie Solidaire.

Enfin à titre individuel, j’essaie d’être présente dans les lieux de rencontres et les « communs » des Grands Voisins. J’échange beaucoup en ce moment avec les résidents qui vivent durement leur relogement.

 

 

Quel est pour vous le principal enseignement des Grands Voisins ?

Je dirais que le maître-mot est la mixité, qu’elle soit entre artistes, créateurs de tous horizons et personnes en situation de fragilité. Elle permet des rencontres, des échanges, des confrontations, des liens qui se tissent.

 

 

Votre meilleur souvenir ici ?

Difficile de choisir.  Ce sont des souvenirs d’un ailleurs en plein Paris grâce à des rencontres improbables. Pour en citer juste un, ce serait de participer à une déambulation à la nuit tombée dans les Grands Voisins et se retrouver face à un troupeau de moutons.

 

 

Question bonus : qui est votre Voisin préféré ?

J’ai plein de Voisins préférés. J’aimais bien mon voisinage avec les artistes dans la version 1.

Comme je suis gourmande, je dirais que l’emplacement de mon nouvel atelier est idéal. J’ai toutes les senteurs de la boulangerie Chardon qui parfument l’escalier. En face de mon atelier, il y a la cuisine où la coopérative des résidents oeuvre. Gisèle fait des gâteaux au chocolat ou des crêpes. En plus elle me les fait goûter pour valider si c’est bon. J’attends l’arrivée de la pâtissière en bas pour avoir encore de nouveaux parfums olfactifs…

 

 

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